Danseur
21 juin 2010
Nosferatu

Il est étonnant de le voir se mouvoir « faible, en état de manque » [...]

Le torse bombé par l’interprétation des princes classiques, Martinez sembla avoir reçu un coup au plexus qui l’a définitivement enfoncé. C’est de ce point en creux que part son mouvement.

Il ondule à la manière d’un wave dancer, prend appui sur le sol, y patine. Replie sur lui-même , regardant plus la pointe de ses pieds que le public, il diffuse un état, plus qu’il ne l’exprime ou le met en scène.

Libération
M.C Vernay

 

José Carlos Martinez mène en maître le bizarre Nosferatu de Jean-Claude Gallotta [...] On adore son Nosferatu, claudicant, éperdu et doux. Il cherche ses proies comme un jeune chat une souris, croquerait volontiers aussi un jeune garçon, le sang frais n’a pas de sexe après tout.

Le Monde
Dominique Fretard

 

José Carlos Martinez, cheveux longs et regard perdu, oublie sa virtuosité et se jette dans le gouffre, méconnaissable. Ce prince des ténèbres habite un corps de félin à la démarche tortueuse, des bras qui ondulent langoureusement et qui ne cessent de se briser. Toujours au bord de la folie, ce pauvre hère est en manque d’amour ou de drogue, on ne sait pas trop. Sous la gigantesque bouche d’ombre qui domine le plateau, il se cogne contre les gamins qui traînent, séduit et contamine ces filles et garçons qui surgissent de nulle part [...] José Carlos Martinez semble se consumer à chaque instant sur l’immense plateau de Bastille.

urbuz.com

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