Chorégraphe
29 juin 2010
Les Enfants du Paradis

Hommage enthousiaste au célèbre film de Marcel Carné et Jacques Prévert.

José Carlos Martinez n’est pas seulement un danseur étoile remarquable. Quand il passe à la chorégraphie, il affirme aussi une générosité et un sens du théâtre tout à fait exceptionnels. Ses Enfants du paradis entrent dans une catégorie jusqu’ici peu explorée : le ballet de troupe. (…)

(…) De quoi s’agit-il exactement ? Écrire une pièce sur mesure pour toute la troupe et qui la prenne, d’une certaine manière, pour sujet principal. Inutile de dire qu’une des clés du succès tient à l’enthousiasme avec lequel la compagnie en question se jette dans l’aven ture. Et ici, les danseurs de l’Opéra ne ménagent pas leur peine : ils sont 70, vêtus de plus de 300 costumes signés Agnès Letestu, à jongler, rouler du tambour, parler, crier, jouer les bateleurs, passer de la scène à la salle, transformer les escaliers de Garnier en boulevard du Crime, à l’heure où la foule du public les prend d’assaut, ou bien en théâtre des Funambules pendant l’entracte animé de saynètes de danse et de passages de mîmes.
« Pour moi, Les Enfants du paradis c’est d’abord une histoire sur ce monde des rêves que le théâtre représente, dit José Carlos Martinez. J’ai voulu rester au plus près de l’œuvre de Carné et Prévert. Je ne fais l’impasse sur rien. Pas même sur une certaine fidélité au noir et blanc. Les décors et les costumes de la rue sont en gris, et le monde du théâtre en couleurs : car c’est dans sa magie qu’on vient oublier la réalité d’un quotidien pauvre, triste et difficile. » Pour ses Enfants, Martinez tire avec beaucoup d’astuce toutes les ficelles du théâtre dans le théâtre. Les châssis du décor d’Ezio Toffoluti encombrent la scène. Les danseurs mêlés aux techniciens les poussent, les tournent et les roulent. L’un d’eux présente côté face la porte de la pension de Mme Hermine et côté pile, une de ses chambres. Le décor du Théâtre des Funambules descend des ceintres, plus étroit que la scène de Garnier pour qu’on découvre en direct le charme piquant de la vie des coulisses : relation de l’artiste à son miroir, pianiste surveillant la scène en coin, étreintes indolentes en attendant l’entrée en scène, et le joli jeu des trucages comme le drap bleu qu’on agite de part et d’autre d’une barque pour figurer le cours d’eau qu’elle descend.(…)

Arianne Bavelier
Le Figaro

José Martinez triomphe en tant que chorégraphe à Paris

Le dernier à venir saluer était José Carlos Martinez.  Privilège octroyé au  chorégraphe plébiscité, entre bravos et acclamations.

El Mundo
Rubén Amón

Entreprise courageuse et inventive mais risquée, cette série de représentations de la création des Enfants du Paradis de José Carlos Martinez à l’Opéra de Paris aura reçu jusqu’au bout un accueil du public triomphal.

Altamusica.com
Gérard Mannoni

…José Carlos Martinez a réussi, non seulement à inventer une chorégraphie adaptée d’un chef-d’oeuvre mythique, ce qui, en soi, était une gageure, mais de surcroît à créer une véritable ambiance sur scène.

Danser
Agnès Izrine

…transposé impeccablement au langage chorégraphique par José Carlos Martinez, l’adaptation recrée avec fidélité absolue le scénario de Prévert”

La Opinion
Georgina Cayuela

…la première fois qu’un espagnol crée un Ballet qui entre dans le répertoire de L’Opéra Garnier.

El Pais
Roger Salas

…Satisfaits déjà au début mais surpris sans cesse parce que sans le savoir, nous étions capables d’assimiler davantage.  Et si dans la nourriture ou le sexe, on se rassasie, la beauté, au contraire, n’a pas de limites.  Cette lecture des Enfants du Paradis n’a cessé de nous étonner.  Quand on pensait qu’on avait atteint le sommet, une autre surprise encore plus belle nous attendait.

Jose Francisco Burgos

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